Archives mars, 2006

Perséphone aux Enfers par Anne Simon

20 mars 2006

Voici quelques planches du premier livre d’Anne Simon. Ce travail, qui deviendra le premier livre de notre collection a constitué son mémoire des Arts décoratifs. Depuis Anne Simon a entamé les aventures de Clara Pile poile dans la collection Poisson Pilote chez Dargaud, et participe à l’aventure éditoriale de Misma, avec les aventures de Gousse et gigot. Sa signature se retrouve régulièrement dans la presse jeunesse des éditions Bayard.


Couverture recto-verso de « Perséphone aux Enfers »


La BD de « filles » débarque chez Gibert!

Forever ma Soeur par Florence Dupré la Tour

15 mars 2006

Quelques mois après la sortie du premier volume de la saga Forever, Florence Dupré la Tour revient sur ses années d’adolescence en mélangeant souvenirs et fiction. Les soeurs jumelles Dupré la Tour découvrent les joies de l’amour vache, les premiers émois adolescents. Bonnes ou mauvaises rencontres, les vacances peuvent vite virer au cauchemar. Une série, où l’auteur de Capucin (Gallimard) confirme son talent de dialoguiste et fait preuve d’un amour acide et sans pitié.


Couverture recto-verso de « Forever ma soeur »
Chacun des titres:
Format 15 x 23 cm.
Noir et blanc, 64 pages, 12 euros.
Papier Munken Lynx 150 gr.
Couverture quadri sur Carpeline toilée 300 gr. coins arrondis.

Comment êtes-vous arrivée à la bande dessinée ? Quel a été votre parcours ?
J’ai fait des études à Lyon, à l’école Emile Cohl. J’avais le choix entre la bande dessinée, le dessin animé ou l’illustration, j’ai opté pour la bande dessinée. Puis j’ai pris contact avec Joann Sfar. Je lui ai juste envoyé une carte de vœux avec un de mes dessins. Je ne m’attendais absolument pas à ce qu’il me réponde. Et pourtant il m’a recontactée !

Il avait un projet à vous proposer ?
Il préparait l’adaptation en dessin animé de « Petit Vampire » et m’a proposé d’intégrer l’équipe. Je créais des décors où je reprenais des personnages que Joann me donnait en roughs. C’était passionnant et surtout extrêmement formateur, parce que j’ai pu dessiner 24 heures sur 24 ! Il ne faut pas avoir peur de dessiner tout le temps.

Et les Jeunes Talents ?
J’ai tout simplement participé au concours 2005, en envoyant deux planches, et j’ai été sélectionnée.

Est-ce que cette sélection vous a ouvert des portes ?
Le Festival a constitué pour moi un moteur. D’ailleurs, c’est à Angoulême que mon agent Michel Lagarde et moi avons beaucoup parlé concrètement d’édition et de projets…

Justement, vous publiez bientôt un album…
Non, j’ai deux albums en route ! Le premier « Forever ma sœur » et « Capucin et Rostremond» qui paraitra au printemps 2006 chez Gallimard, dans la nouvelle collection « Bayou ».

Que racontent ces deux albums ?
« Forever ma sœur », relativement autobiographique, est le récit de notre adolescence, ma sœur jumelle et moi. Je dis « relativement » parce que je ne montre de nous deux que ce que je veux bien dévoiler. Par ailleurs, comme j’ai du recul, je ne suis plus dans la vérité, mais dans l’interprétation, l’interprétation du souvenir. Disons que cette entité que nous formons toutes les deux développe une force d’opposition inouïe aux adultes et à l’autorité. Mais, d’une certaine manière, « Capucin » est plus proche de moi, parce qu’il reflète ma façon de voir le monde. C’est l’histoire d’un petit garçon qui, au Moyen Age, vit dans la misère et sera entrainé dans des aventures plus insensées les unes que les autres. Si j’ai choisi le Moyen Age, c’est que je participe à des jeux de rôles et que cette période me fascine.

Ce n’est pas évident de passer ainsi d’un univers à l’autre… Quelles sont vos influences ?
En illustration, j’adore le graphisme de Quentin Blake. En bande dessinée, je suis très marquée par Jean Giraud-Moebius. Mais c’est la littérature, et d’abord Balzac, que je lis presque exclusivement depuis des années, qui est ma principale influence. C’est une œuvre tellement monumentale qu’elle m’inspire toujours.


Anne Simon et Florence Dupré la Tour au Festival d’Angoulême en janvier 2006

Les saisons de Jeanne par Chloë

15 mars 2006

Une fois sa thèse d’histoire soutenue, Chloë a donné naissance à un gros oiseau qui ne parle pas, mais qui réfléchit beaucoup. Elle l’a appelé Jeanne parce qu’il y a Jeanne d’Arc, Jeanne Cherhal, Jeanne Moreau et Jeanne Mas… Mais dans le fond, Jeanne et Chloë ont beaucoup de points en communs…


Couverture recto-verso des « Saisons de Jeanne » par Chloë

Les saisons de Jeanne - Clair de bulle

Le Monde recommande Jeanne

Le Monde recommande Jeanne

Docteur Net par Vincent Bourgeau

08 mars 2006

Les aventures du Docteur Net ont commencé sous la forme d’une série de strips commandés pour un magazine de France Telecom dans les années 90. Près de 10 ans après ses débuts sur internet, une sélection des meilleures histoires et beaucoup d’inédits constituent tout le sel de ce petit ouvrage drôlissime. A conseiller aux Geek et à ceux qui n’en ont pas fini avec Internet.
Vous pouvez retrouver les illustrations de Vincent Bourgeau sur le site http://www.illustrissimo.com


Couverture recto-verso de « Docteur Net »

« Résumer le docteur Net n’est pas facile, soyons méthodiques.
Sexe: masculin.
Nationalité: occidental avec ordinateur.
Situation familiale: célibataire ignorant les situations familiales.
Profession: docteur ès internet, répond à toutes vos questions sur internet (même si le rapport est vague).
Principale qualité: la lucidité sur la bêtise des autres.
Principal défaut: la myopie sur sa propre bêtise.
Héros préféré: Rantanplan ou Bill Bates, il hésite.
Blague préférée: débrancher l’ordinateur de sa secrétaire par surprise. »
Vincent Bourgeau


Signature à la Réserve à Bulles à Marseille

Vincent Bourgeau est né à Bruxelles en 1967 (plutôt Tintin qu’Astérix). Néanmoins français par ses parents (euh… plutôt Astérix que Tintin). Études de commerce à Bordeaux (crise? aveuglement? résignation face au chômage?) Retour à Bruxelles pour un passage éclair à l’école d’art de Saint-Luc en section bande dessinée. Cherche sa voie à Paris, premier livre pour la jeunesse en 94, puis d’autres suivent, Le Balai des sorcières chez Albin Michel, Dormir? moi, jamais! à l’Ecole des Loisirs, une bande dessinée pour petits: Le fils du pirate au Seuil… Travaille pour la presse jeunesse et la publicité: naissance du Docteur Net pour une entreprise monopolistique de téléphonie française. Part s’installer à Marseille, et commence à écrire des projets de bande dessinée, rien de fait pour l’instant, sauf le Docteur Net qui se paye le luxe d’un livre à lui tout seul. Veinard!